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Th6. PALEOCLIMATS

S6.1. Enregistrement géomorphologique et sédimentaire des glaciations

Coordination: Pierre Dietrich, Alexis Nutz, Samuel Toucanne

Durant les périodes de glaciation, les masses glaciaires affectent profondément l’ensemble des surfaces continentales et des paysages ainsi que des bassins sédimentaires à terre et en mer, des reliefs intracontinentaux aux rebord des plates-formes et talus continentaux, et induisent des variations eustatiques de très grandes amplitudes. En effet, lors de phases glaciaires, l’érosion et le modelage des reliefs constituent la source d’importants volumes de sédiments qui sont ensuite transportés, éventuellement stockés temporairement dans des dépocentres intermédiaires, et finalement définitivement déposés dans des bassins sédimentaires (sink). C’est l’analyse de ces archives morphosédimentaires dans les différents compartiments de ce cycle sédimentaire spécifique qui permet de reconstruire les dynamiques glaciaires passées et leurs impacts sur les surfaces continentales et les bassins sédimentaires. Tandis que l’influence du dernier cycle glaciaire sur le modelé des paysages et sur la dynamique sédimentaire à terre et en mer est relativement bien contrainte, ces dynamiques en réponse aux glaciations à plus grandes échelles spatiales et temporelles (cycles pré-LGM, glaciations pré-Quaternaire et pré-Cénozoïque) restent largement non quantifiée, et de nombreuses questions demeurent : Quelle est l’influence de la répétition de périodes glaciaires à hautes fréquences sur le modelé des paysages et la production, le transport et le dépôt de stocks sédimentaires ? Quelles similitudes et/ou divergences entre la glaciation cénozoïque et les glaciations « anciennes » de la Terre ? Cette session vise donc à présenter l’état des connaissances sur les interactions entre dynamique glaciaire, dynamique de surface et dynamique sédimentaire par des études de sédimentologie, stratigraphie, géomorphologie, géochimie, traçage de source, modélisation numérique etc. Une emphase particulière sera placée sur les études « source to sink » visant à l’intégration dans un continuum spatio-temporelle des domaines glaciaires en érosion, en transfert et en dépôt.

 

S6.2. Apports de la géochimie dans les restitutions paléoenvironnementales et paléoclimatiques

Coordination: Anne Trinquier

La géochimie élémentaire ou isotopique permet de caractériser et de tracer la dynamique passée des climats, des environnements terrestres et des océans à différentes échelles de temps et leurs impacts sur les surfaces terrestres (érosion, altération, transferts sédimentaires,...) sur les écosystèmes marins et terrestres ou bien encore sur les cycles (bio-)géochimiques. Nous invitons les approches géochimiques, qu’elles soient analytiques ou expérimentales (imagerie haute-résolution, spectrométrie de masse, modélisation…), quelle que soit l’échelle spatiale et temporelle. Notre objectif est d’explorer comment la géochimie permet d’établir des passerelles entre les archives paléoclimatiques et paléocéanographiques, les processus de surface actuels et les changements climatiques.

S6.3. Reconstructions paléoclimatiques et paléoenvironnementales Quaternaires

Coordination: Charlotte Skonieczny, Pierre Sabatier, Vivianne Bout-Roumazeilles, Pierre Antoine

Cette session se propose de documenter les changements climatiques et environnementaux Quaternaires reconstruits à partir de l’étude d’archives sédimentaires. Ces archives naturelles peuvent être océaniques (sédiments côtiers et profonds) ou continentales (sédiments lacustres, tourbières, lœss...) et provenir des basses, moyennes ou hautes latitudes. Des approches mono et multi-traceurs, à la fois biogènes, terrigènes, organiques ou inorganiques sont les bienvenues. Les reconstructions proposées peuvent couvrir des fenêtres temporelles allant de l’échelle orbitale à historique et s’articuler autour de thématiques telles que  : (i) la mise en évidence des d’oscillations du climat aux différentes échelles de temps, (ii) la réponse aux forçages externes (variations orbitales, forçages solaires et volcaniques), (iii) le rôle de l’océan et des couplages du système océan-atmosphère-cryosphère, (vi) les téléconnections inter-hémisphériques et entre les hautes et les basses latitudes (système de mousson), (v) les mécanismes impliqués dans les changements de la variabilité rapide comme les événements extrêmes et dans les bouleversements climatiques abrupts. Cette session qui se veut volontairement spatialement et temporellement large vise à mettre en valeur l’importance cruciale de bien contraindre le contexte sédimentaire d’une archive afin d’en proposer des reconstructions paléoclimatiques et paléo-environnementales robustes.

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