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Voici la liste des thématiques et sessions scientifiques proposées par l'ASF2022. Lors de la soumission de votre résumé, vous devrez choisir la thématique, et/ou la session la plus appropriée. La liste des sessions a été rédigée suite aux nombreuses propositions reçues et le comité scientifique espère n'avoir fait aucun oubli.

Si votre nom n'est pas associé à la bonne session ou absent, merci de nous écrire à : asf-brest-2022@sciencesconf.org afin que nous puissions rectifier rapidement.

Th1. GEOSCIENCES ET NUMERIQUE

S1.1. Affleurements numériques: nouvelles méthodes d'analyse des affleurements sédimentaires

Coordination: Aurélien Bordenave, Raphaël Bourillot, Emmanuel Dujoncquoy, Sophie Leleu, Benoit Issautier

La session « Affleurements numériques : nouvelles méthodes d’analyse des affleurements sédimentaires » a pour objectif de réunir les nouvelles recherches qui reposent sur l’acquisition, la visualisation et l’interprétation des affleurements numériques dans le but de les analyser d’un point de vue sédimentaire aussi bien en 2D qu'en 3D. Les nouvelles technologies d’acquisition (aéroporté, tracté, trépieds ou drone) permettent l’acquisition d'une diversité importante de nouvelles données : photogrammétriques, lidar, radar, hyperspectrales, magnétiques ou électromagnétiques. Ces dernières sont d'une aide fondamentale à la caractérisation, à haute résolution, de l'architecture des systèmes sédimentaires. Elles permettent notamment d'accéder à un panel important d'informations (lithologies, fracturation, paléocourant, architecture des corps sédimentaires…), par le biais de méthodes qualitative, quantitatives, semi-automatiques, automatiques voire novatrices telles que l’intelligence artificielle. Par ailleurs, de nouvelles technologies de visualisation comme la réalité virtuelle ou la réalité augmentée offrent de nouvelles capacités d’observations, non accessible sur le terrain (vue d’oiseau rapprochée, accessibilité à une falaise littorale, surimposition d’informations à l’échelle 1 :1). Ainsi, l’ensemble de ces approches couplé à une approche naturaliste de terrain permet de proposer des modèles géologiques représentant l'architecture des systèmes sédimentaires: (i) sous le forme actuelle (modélisation 3D) ou (ii) sous un format évolutif en fonction du temps (modélisation 4D).

S1.2. Les SIG contribuent aux recherches conduites en géosciences

Coordination: Vincent Hanquiez, Nina Tanguy, Mathilde Pitel-Roudaut

Utilisés de façon ponctuelle au début des années 2000, les Systèmes d’Information Géographique (SIG) permettent de collecter, organiser, gérer, analyser, partager et représenter les données géographiques. Ils se sont depuis démocratisés dans le domaine des géosciences où ils sont devenus un outil incontournable et pertinent, notamment par le fort potentiel des analyses spatiales, le croisement des données transdisciplinaires et l’approche cartographique. A chacune de ces étapes, la qualité de la donnée géographique reste essentielle pour répondre aux besoins d’interprétation scientifique. Cette session, à vocation technique et scientifique, se veut un lieu d’échange et de confrontation des pratiques issues de l’utilisation des SIG en géosciences.

Th2. PALEO-ENVIRONNEMENTS ET GEOARCHEOLOGIE

S2.1. Paléo-environnements et dynamiques d’occupation humaine

Coordination: Axel Ehrhold, Pierre Stéphan, Aurélie Penaud, Pascal Le Roy, Serge Suanez, Ronan Bourgaut, Yves Pailler, Clément Nicolas, Yves-Marie Paulet

Cette session propose, sous l’impulsion du Thème 4 de la Zone Atelier Brest Iroise (ZABrI), de la chaire UBO ArMeRIE (Archéologie maritime et recherche interdisciplinaire environnementale) et du projet SeaLex de l’EUR Isblue, de développer des sujets relevant de recherches interdisciplinaires consacrées aux trajectoires passées à futures des socio-écosystèmes à partir d’analyses rétrospectives (sédimentologiques, géomorphologiques, paléoécologiques, sclérochronologiques, archéologiques, historiques) d’archives sédimentaires à l’échelle Pléistocène-Holocène. Parmi les objectifs affichés de cette session sont attendus des communications relatives :(i) à la compréhension des interactions entre les groupes humains et leurs environnements au sens large, quel que soit l’aire géographique et le type d’archives (e.g. lacustre, fluviale, marine ou côtière) étudiés. Ici, la question centrale porte sur l’impact des activités anthropiques sur l’évolution sédimentaire des systèmes examinés et plus largement sur l’évolution des paysages naturels, en lien avec les impacts de déforestation, d’érosion des sols, de modifications géomorphologiques, etc. (ii) à la question de la capacité d’adaptation des sociétés aux changements environnementaux à court ou long terme, notamment face aux enjeux de la remontée du niveau marin et des effets de dynamique sédimentaire disruptive. (iii) aux challenges méthodologiques et conceptuels des études qui cherchent à décrypter les relations entre les dynamiques environnementales naturelles et des dynamiques d’occupations humaines à partir des archives sédimentaires : comment réconcilier les soucis d’échelle (spatiale et temporelle) lorsque l’on cherche à mettre en parallèle les composantes « sociales » et « écologiques » des socio-écosystèmes ?

S2.2. Géoarchéologie subaquatique : Approche combinée de la sédimentologie et de la géophysique pour caractériser les sites archéologiques subaquatiques

Coordination: Guillaume Jouve, Christophe Benech, Jean-Philippe Goiran, Gilles Brocard 

La caractérisation des sites archéologiques subaquatiques par l’instrumentation géophysique (sondeurs de sédiments, sonars latéraux, sondeurs multifaisceaux, magnétomètres, etc.) en milieu continental et marin permet de découvrir de nouveaux sites d’intérêt, de proposer des modèles tridimensionnels des milieux anthropiques passés, ainsi que de comprendre l’évolution des systèmes environnementaux depuis l’époque archéologique considérée jusqu’à l’actuel. Elle nécessite cependant la combinaison avec des analyses sédimentologiques issues de carottages in situ (malacologie, granulométrie, géochimie élémentaire et organique, minéralogie, etc.) afin d’établir la signature géophysique des milieux caractérisés et de proposer des scénarios robustes quant à l’origine et à l’évolution des systèmes naturels intégrant ces sites archéologiques. Cette session invite donc des recherches interdisciplinaires et/ou multidisciplinaires en géoarchéologie impliquant cette approche méthodologique, mais n’y étant pas strictement limitée, et dont les applications en archéologie peuvent s’étendre à toutes les civilisations et sur l’ensemble des continents.

Th3. SEDIMENTATION CARBONATEE ET CARBONEE

S3.1. Diagenèse et authigenèse organique et inorganique

Coordination: Nicolas Tribovillard

La sédimentation est indissociable de transformations qui accompagnent ou modifient le message sédimentaire. Ces transformations peuvent affecter les fractions organiques ou minérales des sédiments. Certaines réactions sont induites par la fraction organique et impactent la fraction minérales. Les bactéries et archées sont des facteurs essentiels. Cette session est l'occasion de faire le point des connaissances récentes sur cette thématique aux multiples facettes.

S3.2. Effets rétroactifs des carbonates (production et altération-karstification) sur le climat, le niveau marin, le cycle du carbone

Coordination: Jean Borgomano, Stephan Jorry

Les variations du volume de carbonates produits sur les plateaux continentaux de basses latitudes, sur les bancs et sur les plates-formes isolées, ainsi que ceux exportés dans les bassins océaniques, sont connues comme étant très dépendants des dimensions des surfaces ré-ennoyées durant les périodes de déglaciation. Les effets rétroactifs, en particulier sur le climat, demeurent aujourd’hui encore très débattus dans la communauté scientifique. Cette session a pour objectif de rassembler les résultats de travaux de recherche sur les systèmes carbonatés, axés sur des sujets tels que la stratigraphie sismique, les cycles géodynamiques et l’évolution des bioproducteurs, à différentes échelles de temps. Cette session pourrait inclure plusieurs thèmes dont le « reef-karst effect » sur les changements climatiques passés et les incidences sur le CO2 atmosphérique, les liens entre les carbonates, les ressources et la transition énergétique, ainsi que les carbonates du futur en réponse au changement climatique et à l'augmentation du niveau marin. Des travaux concernant la modélisation des systèmes carbonatés marins, de l'échelle globale à l'étude de cas, pourraient être également présentés.

S3.3. Sédiments Précambriens et Microbialites : Archives d’Évolution Biologique, Chimique et Tectonique du Système Terre

Coordination: Stefan Lalonde, Pierre Sans-Joffre, Christophe Thomazo

Les archives sédimentaires enregistrent plus de 3,5 milliards d’années d’évolution du système Terre. Cette session invite des contributions qui s’appuient sur des données sédimentologiques, stratigraphiques, minéralogiques, chimiques, microbiologiques, paléontologiques et expérimentales, pour déchiffrer les diverses informations préservées dans les archives sédimentaires de la Terre primitive. Les études des systèmes sédimentaires récents et modernes qui représentent des analogues des systèmes sédimentaires caractéristiques de la Terre primitive, tel que les microbialites et dépots sédimentaires d’origine chimique, sont également bienvenues. Le but ultime de cette session est de mieux comprendre l’évolution des conditions physico-chimiques, la présence et activité de la faune (micro)-biologique, et l’impact de la mise en place de la tectonique des plaques sur les environnements de surface de la Terre primitive grâce à l’étude des archives sédimentaires anciennes et de leurs analogues.

Th4. GEORESSOURCES

S4.1. Sédimentologie et Géoressources

Coordination: Geoffray Musial, Christophe Rigollet, Olivier Parize, Laurent Gindre

Le changement climatique et la transition énergétique qui s’opèrent, entrainent un besoin d’évaluation et de valorisation des ressources géologiques. Dans quel contexte sédimentologique, stratigraphique ou diagénétique trouver les éléments qui seront exploités dans les années futures ? Comment les préserver ou les stocker ? De l’hydrogène natif aux minerais conventionnels en passant par les terres rares ou les ressources carbonées, l’objectif de cette session est de promouvoir l’utilisation de la sédimentologie dans la prospection des géoressources, dans la géothermie ou dans la séquestration des gaz à effet de serre.

S4.2. Applications des traces fossiles et ichnofabrics dans les études sédimentologiques et stratigraphiques

Coordination: Geoffray Musial, Jean Gérard

L´intégration des traces fossiles dans les études sédimentologiques et stratigraphiques s’avère un outil complémentaire à l´analyse de faciès pour la caractérisation des dépôts sédimentaires. Cette session est destinée à la présentation d´applications de l’ichnologie pour la détermination des environnements de dépôts, la caractérisation des surfaces stratigraphiques et des propriétés du réseau poreux, éléments clés pour la compréhension de la distribution des ressources géologiques, en particulier la reconnaissance des drains et des barrières pour les écoulements de fluides. Des études de cas illustreront l´identification des ichnotaxons, leur distribution au sein des séquences et le long des surfaces stratigraphiques majeures et leurs associations en ichnofabrics.  Ces applications allant du continental au marin profond, montreront le caractère déterminant de l’étude des traces fossiles dans la résolution des problématiques sédimentaires.

Th5. EVAPORITES

S5.1. Crise de salinité Messinienne : Conséquences sédimentologiques

Coordination: Jean-Loup Rubino, Damien Do Couto

La Chronologie de la Crise de Salinité Messinienne est aujourd’hui remarquablement contrainte, il est donc temps de s’intéresser plus en détail aux conséquences sédimentologiques multiples de cette crise au-delà des seules évaporites profondes ou marginale qui en constituent « l’étendard ». On s’intéressera ainsi, aussi bien aux dépôts synchrones de la crise elle-même qu’aux dépôts Pliocène post-crise. Les premiers inclus des carbonates, des évaporites ainsi que tous les systèmes clastiques enregistrant la phase de chute et le bas niveau sensu stricto. Les seconds, de dimensions souvent hors norme, comblent un gigantesque réseau de vallées incisées et comprennent, entre autre, les Gilbert deltas qui participent au comblement des rias. On trouve aussi de plus en plus souvent des évidences tidales dans ce remplissage alors que le marnage en Méditerranée est très faible. Cette diversité sédimentologique sur le pourtour méditerranéen sera au cœur de cette session.

S5.2. Evaporites et systèmes hypersalins

Coordination: Laurent Gindre, Alexandre Pichat

Cette session a pour objectif de solliciter les études sédimentologiques, stratigraphiques, structurales, géochimiques et géodynamique qui appréhendent les bassins évaporitiques actuels ou anciens mais aussi les transitions anté-sel/sel et sel/post-sel. Comprendre l’évolution spatio-temporelle des systèmes de dépôts évaporitiques ou hypersalins nécessite une intégration multidisciplinaire permettant à terme d’obtenir une meilleure interprétation des facies primaires et secondaires et d’approcher la composition hydrologique originelle des eaux parentes au moment du dépôt. Les variations climatiques, l’eustatisme, l’hydrothermalisme, les phénomènes de recyclage évaporitiques, la tectonique ou encore l’halocinèse syn-dépôt sont autant de paramètres susceptibles d’influencer le dépôt du sel et la préservation de certains sels extrêmes (potasses). Les contributions attendues englobent tous ces thèmes depuis l’échelle bassin à des structures plus locales. Elles visent notamment à répondre à des problématiques plus appliquées comme par exemple le contenu souvent très riche en matière organique des argiles intra-sels, les ressources minérales, les risques géotechniques associés aux cavités salines naturelles ou artificielles, les anomalies géophysiques et leurs difficultés de calibration sismique, etc...

Th6. PALEOCLIMATS

S6.1. Enregistrement géomorphologique et sédimentaire des glaciations

Coordination: Pierre Dietrich, Alexis Nutz, Samuel Toucanne

Durant les périodes de glaciation, les masses glaciaires affectent profondément l’ensemble des surfaces continentales et des paysages ainsi que des bassins sédimentaires à terre et en mer, des reliefs intracontinentaux aux rebord des plates-formes et talus continentaux, et induisent des variations eustatiques de très grandes amplitudes. En effet, lors de phases glaciaires, l’érosion et le modelage des reliefs constituent la source d’importants volumes de sédiments qui sont ensuite transportés, éventuellement stockés temporairement dans des dépocentres intermédiaires, et finalement définitivement déposés dans des bassins sédimentaires (sink). C’est l’analyse de ces archives morphosédimentaires dans les différents compartiments de ce cycle sédimentaire spécifique qui permet de reconstruire les dynamiques glaciaires passées et leurs impacts sur les surfaces continentales et les bassins sédimentaires. Tandis que l’influence du dernier cycle glaciaire sur le modelé des paysages et sur la dynamique sédimentaire à terre et en mer est relativement bien contrainte, ces dynamiques en réponse aux glaciations à plus grandes échelles spatiales et temporelles (cycles pré-LGM, glaciations pré-Quaternaire et pré-Cénozoïque) restent largement non quantifiée, et de nombreuses questions demeurent : Quelle est l’influence de la répétition de périodes glaciaires à hautes fréquences sur le modelé des paysages et la production, le transport et le dépôt de stocks sédimentaires ? Quelles similitudes et/ou divergences entre la glaciation cénozoïque et les glaciations « anciennes » de la Terre ? Cette session vise donc à présenter l’état des connaissances sur les interactions entre dynamique glaciaire, dynamique de surface et dynamique sédimentaire par des études de sédimentologie, stratigraphie, géomorphologie, géochimie, traçage de source, modélisation numérique etc. Une emphase particulière sera placée sur les études « source to sink » visant à l’intégration dans un continuum spatio-temporelle des domaines glaciaires en érosion, en transfert et en dépôt.

S6.2. Apports de la géochimie dans les restitutions paléoenvironnementales et paléoclimatiques

Coordination: Anne Trinquier

La géochimie élémentaire ou isotopique permet de caractériser et de tracer la dynamique passée des climats, des environnements terrestres et des océans à différentes échelles de temps et leurs impacts sur les surfaces terrestres (érosion, altération, transferts sédimentaires,...) sur les écosystèmes marins et terrestres ou bien encore sur les cycles (bio-)géochimiques. Nous invitons les approches géochimiques, qu’elles soient analytiques ou expérimentales (imagerie haute-résolution, spectrométrie de masse, modélisation…), quelle que soit l’échelle spatiale et temporelle. Notre objectif est d’explorer comment la géochimie permet d’établir des passerelles entre les archives paléoclimatiques et paléocéanographiques, les processus de surface actuels et les changements climatiques.

S6.3. Reconstructions paléoclimatiques et paléoenvironnementales Quaternaires

Coordination: Charlotte Skonieczny, Pierre Sabatier, Vivianne Bout-Roumazeilles, Pierre Antoine

Cette session se propose de documenter les changements climatiques et environnementaux Quaternaires reconstruits à partir de l’étude d’archives sédimentaires. Ces archives naturelles peuvent être océaniques (sédiments côtiers et profonds) ou continentales (sédiments lacustres, tourbières, lœss...) et provenir des basses, moyennes ou hautes latitudes. Des approches mono et multi-traceurs, à la fois biogènes, terrigènes, organiques ou inorganiques sont les bienvenues. Les reconstructions proposées peuvent couvrir des fenêtres temporelles allant de l’échelle orbitale à historique et s’articuler autour de thématiques telles que  : (i) la mise en évidence des d’oscillations du climat aux différentes échelles de temps, (ii) la réponse aux forçages externes (variations orbitales, forçages solaires et volcaniques), (iii) le rôle de l’océan et des couplages du système océan-atmosphère-cryosphère, (vi) les téléconnections inter-hémisphériques et entre les hautes et les basses latitudes (système de mousson), (v) les mécanismes impliqués dans les changements de la variabilité rapide comme les événements extrêmes et dans les bouleversements climatiques abrupts. Cette session qui se veut volontairement spatialement et temporellement large vise à mettre en valeur l’importance cruciale de bien contraindre le contexte sédimentaire d’une archive afin d’en proposer des reconstructions paléoclimatiques et paléo-environnementales robustes.

Th7. SURFACES CONTINENTALES ET DEMARCHES S2S

S7.1. Etudes « Source to Sink » et dynamique des surfaces continentales

Coordination: Cécile Robin, Delphine Rouby, Marina Rabineau, Sébastien Castelltort, Emmanuelle Pucéat

La surface de la Terre est aujourd'hui le domaine d'interactions complexes entre l'homme et son environnement physique, chimique et biologique, y compris les sédiments. Ces sédiments ont été produits, transportés et déposés à la surface de la Terre à l’échelle des temps géologiques. Ces sédiments contiennent des ressources géologiques ou peuvent être un stockage pour différents déchets humains (CO2, nucléaire, chimique) qui sont de première importance pour le développement de l'humanité. Il est donc de première importance de mieux prédire la localisation, les structures (hétérogénéités) des sédiments et leurs propriétés minéralogiques/physiques (distribution granulométrique, porosité, perméabilité, etc.). La démarche Source to Sink répond à ce challenge en caractérisant l’ensemble des processus d’érosion physique et chimique dans les zones sources, de transfert et de stockage des sédiments dans les bassins sédimentaires, processus contrôlant la dynamique des surfaces continentales. Dans cette session, pourront être présentées des études de terrain, numériques ou expérimentales, consacrées aux mécanismes d'érosion, de transport et de dépôt et à leurs forçages internes et externes, y compris anthropiques, ceci par leur caractérisation géomorphologique, sédimentologique, stratigraphique ou géochimique. Les contributions à toutes les échelles temporelles et spatiales sont les bienvenues, ainsi que les implications de ces études Source to Sink en termes d’évolution des paysages, de prévision des ressources en sables et de leurs qualités réservoirs, en termes de paléohydraulique ou de contrôle des cycles biogéochimiques et de leurs implications climatiques.

S7.2. Dépôts Lacustres

Coordination: Emmanuelle Vennin, Mathieu Schuster, Youri Hamon

Parmi les environnements continentaux les bassins sédimentaires lacustres occupent une place à part car ils préservent des archives de l’histoire de notre planète, de ses écosystèmes et de l’humanité, à la fois sur de longues durées et avec une très haute résolution temporelle. Ces archives peuvent être présentées à travers une caractérisation des faciès, des environnements de dépôts, des géométries et des morphologies qui constituent autant de indices pour la reconstitution spatio-temporelles de l’évolution des lacs. Les lacs sont souvent le lieu de sédimentations mixtes carbonaté-clastique, organique et évaporitique, permettant ainsi de tracer les changements d’érosion, d’altération, de productivité et d’hydrologie des bassins versants au cours du temps, mais également de contraindre les changements physico-chimique et biologique des lacs. Cette session pourrait documenter les enregistrements des paramètres de contrôle de la sédimentation en domaine lacustre portant sur le rôle du climat, le contexte géodynamique et la physiographie des bassins versants à l’aide de données acquises sur le terrain, par analogie et expérimentations ou encore par simulations numériques. Elle se veut intégrative impliquant des chercheurs de différentes disciplines de la stratigraphie, de la sédimentologie, de la tectonique et de la paléontologie. Les contributions peuvent s’étendre à toutes les périodes géologiques, allant des temps profonds aux changements récents, notamment liés à l’impact des activités anthropiques, et pourquoi pas apporter une perspective sur le devenir des lacs. Elles peuvent recouvrir toutes les échelles spatiales et temporelle conduisant à des enregistrements de durées courtes et longues.   

S7.3. Impacts des activités humaines sur la zone critique en domaine continental et côtier : rétro-observation à partir des archives sédimentaires

Coordination: Jérôme Goslin, Yoann Copard, Maxime Debret, Laurent Dezileau, Brice Mourier, Pierre Sabatier, Bernadette Tessier

Au sein de la zone critique, les crises sédimentaires et les contaminants (métaux lourds, polluants organiques, microplastiques) qui marquent les activités humaines sont préservés dans les dépôts des environnements continentaux, estuariens et côtiers. Ainsi, l'examen des archives sédimentaires permettent i) la production de chronologies historiques des perturbations pour les périodes durant lesquelles l’impact anthropique sur les milieux naturels n’était pas monitoré, ii) l’identification de seuils de perturbations et/ou iii) la reconstitution d’états de références pré-industriels et/ou ante-perturbation. Les approches de rétro-observation à partir des archives sédimentaires sont donc cruciales pour analyser les effets des activités humaines - et de leur cumul - sur les milieux naturels et les écosystèmes qu’ils portent, à différentes échelles spatio-temporelles et en conjonction avec la variabilité climatique naturelle. Cette session accueillera les travaux portant sur les pressions et impacts induits par les activités humaines sur les milieux continentaux (fluviatiles et lacustres) et côtiers (estuaires, marais maritimes, domaines subtidaux) à partir des archives sédimentaires, dans une démarche « source-to-sink » et d’étude du continuum terre-mer. Elle prendra en compte les communications portant sur la reconstitution de chroniques de perturbations de la zone critique sur les derniers siècles, sur les problématiques liées à l’archivage et à la datation ainsi que sur les innovations de traceurs, avec un intérêt particulier pour les travaux s’intéressant au cumul des incidences et à la déconvolution des signaux. Les propositions traitant de travaux de modélisation et/ou se plaçant à l’interface avec les sciences du vivant ou avec la gestion et de planification des milieux naturels seront également les bienvenues.

S7.4. Dépôts événementiels : archivage sédimentaire, chronique, processus, observations et expérimentations

Coordination: Eric Chaumillon, Sophie Hage, Pierre Sabatier

Les évènements extrêmes climatiques (crues, cyclones, avalanches, débâcle glaciaire…) ou géodynamiques (séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, glissements en masse), leurs causes, leurs mécanismes, leurs temps de retour sont d’intérêt majeur, eu égard à leurs impacts fort et durable sur les écosystèmes et les sociétés. Dans un contexte de changements climatiques et globaux, certains évènements extrêmes sont modifiés en terme de fréquence, d’intensité, de durée, de timing et d’extension spatiale. En lien avec leur forte magnitude et de leur faible fréquence, leur étude représente un défi scientifique majeur, car les mesures sont rares, souvent incomplètes et limitées dans le temps. Face à ce défi, la sédimentologie, notamment à travers l’estimation des temps de retour, des mécanismes de déclenchement et de dépôts, à l’actuel ou dans le passé, peut apporter des éléments déterminants. Des approches plus physiques et expérimentales peuvent également être nécessaires pour comprendre la dynamique de l’événement. Nous proposons une session transversale, afin de rassembler des chercheurs en sédimentologie travaillant sur des dépôts événementiels variés (tsunamis, cyclones, crues, avalanches, séismes, glissement en masse…) et ceux dans différents contextes (marins, côtiers, lacustres, fluviatiles…). Nous invitons des contributions utilisant ou non des approches complémentaires (archivage sédimentaire, processus de dépôt, mesures post catastrophes, mesures physiques, modélisation, …) dans l’objectif de restituer des chroniques événementielles et d’étudier leurs variabilités dans le temps. En effet, les savoirs disciplinaires spécialisés, bien que nécessaires, doivent être partagés dans une perspective de compréhension accrue de ces phénomènes. Une attention peut être également portée sur i) l’identification et la quantification de l'influence d'un événement sur l'enregistrement d'autres types d'événements et ii) l’impact de ces dépôts événementiels sur le cycle du carbone et les flux biogéochimiques qui gouvernent les écosystèmes et le climat.

Th8. SEDIMENTATION MARINE PROFONDE

S8.1. Les courants marins et leurs enregistrements dans les systèmes contouritiques

Coordination: Emmanuelle Ducassou, Thierry Mulder, Vincent Hanquiez, Paul Moal, Nathalie Babonneau, Viviane Bout-Roumazeilles

Les courants de fond (de contour) sont des processus critiques de la circulation thermo-haline globale qui régule le climat terrestre. Cette circulation profonde inclue les courants dominants liés à la circulation géostrophique et thermo-haline, ainsi que les ondes internes, les courants de pente type up/downwelling, de cascading ou encore les gyres profondes. Ces courants modèlent les fonds marins de façon significative via des phénomènes érosifs, du transport, du remaniement et des dépôts sédimentaires spécifiques (drifts). Cependant la nature de ces processus marins profonds et les dépôts contouritiques sont peu compris dans le détail. Cette session vise à intégrer la circulation des courants de fond, les processus sédimentaires, les dépôts et leur implication dans les reconstructions paléocéanographiques. Cela permettra d’aborder le rôle des océans dans le système climatique global, de considérer les contourites comme une nouvelle cible pour les ressources économiques, et identifier le biote spécifique et les écosystèmes marins profonds liés à la circulation de courants profonds. L’approche est donc multidisciplinaire et ouverte également aux drifts lacustres, incluant les problématiques suivantes : 1) Sédimentologie des contourites : morphologie, géométrie, faciès (hiatus, systèmes de dépôt contouritique, etc.) et reconstructions paléocéanographiques, 2) Contourites fossiles : problèmes, reconnaissance et signification paléocéanographique, 3) Circulation des masses d’eau et bedforms : écoulement des courants de fond aux abords des obstacles, variabilité induite par les ondes internes et les benthic storms, 4) Couplage des processus océanographiques, sédimentaires et biologiques, 5) Interactions entre systèmes turbiditiques et contouritiques, 6) Pertinence et importance économique des contourites (ressources minérales et énergétiques), 7) Avancées technologiques et méthodologiques dans l’étude des contourites.

S8.2. Architecture et Processus de dépôts associés aux Sédiment waves

Coordination: Christian Gorini, Julien Bourget, Thierry Mulder, Jean-Loup Rubino

Les sediments waves sont en passe de devenir une des structures sédimentaires de grandes tailles, les plus communes en milieu sous-aquatique depuis le domaine profond (rides contouritiques, levées turbiditiques ou lobes turbiditiques), jusque dans les pro-deltas à des bathymétries très faibles, voire couvrir de grandes surfaces sur les talus continentaux. Cette session est dédiée à faire un état de l’art sur ces structures et notamment à compléter l’inventaire de leurs zones de dépôts, à mieux définir leurs variabilités et surtout à essayer d’aborder la difficile question des processus hydrodynamiques à l’origine de celles-ci.

S8.3. Sédimentation gravitaire en domaine marin profond: processus, dépôts et architectures sédimentaires… l’héritage de Bruno Savoye

Coordination: Nathalie Babonneau, Bernard Dennielou

Cette session a pour objectif de rassembler les résultats de travaux de recherche en sédimentologie marine portant sur la sédimentation gravitaire en domaine marin profond, et en particulier sur les systèmes turbiditiques. D’un point de vue thématique, cette session propose de couvrir à la fois des travaux sur : (1) l’architecture sédimentaire et la compréhension des facteurs forçant cette architecture ; (2) les faciès sédimentaires et leur interprétation en terme de processus, de source et de déclenchement; (3) la mesure des écoulements gravitaires actuels et leur apport à la compréhension de la dynamique de ces environnements; et jusqu’à (4) la modélisation de ces processus pour la caractérisation physique des transports de sédiment. Bruno Savoye était chercheur au département de Géosciences Marines de l’Ifremer. Il nous a quitté brutalement en 2008 et a consacré une grande partie de sa carrière à l’étude des systèmes turbiditiques. Il a été très actif à l’ASF, impliqué dans le bureau de l’association et dans l’organisation du Congrès de l’ASF à Brest en 1991. Il a travaillé sur de nombreux chantiers géographiques et a été à l’initiative de nombreuses campagnes océanographiques. Il a notamment mené de grands projets exploratoires en collaboration avec l’industrie. Parmi ses principaux chantiers géographiques, on peut citer ses actions sur la marge du Congo (système turbiditique du Congo), la marge Ligure (système sédimentaire du Var), le bassin Est-Corse (Golo), les pentes sous-marines de l’île de La Réunion, la marge algérienne, le système turbiditique de l’Amazone… Il a formé de nombreux étudiants en Doctorat, en Master et en école d’ingénieur, et mené ses projets avec de nombreux collaborateurs à l’Ifremer, dans le milieu académique, et dans l’industrie, en France et à l’étranger. Son héritage scientifique sur la sédimentation gravitaire sous-marine est vaste. Dans cette session, nous vous invitons à présenter des travaux sur les processus et dépôts gravitaires en domaine marin profond, et donc dans une certaine continuité avec les travaux de Bruno Savoye. Cela concerne bien entendu les chercheurs, anciens étudiants et collaborateurs de Bruno, mais également tous les chercheurs et étudiants travaillant sur ces thématiques de recherche.

Th9. DYNAMIQUE INTERNE ET ENREGISTREMENT SEDIMENTAIRE

S9.1. Sédimentation sur des pentes continentales durant la déformation (compressive/extensive)

Coordination: Tarik Kernif, Thierry Nalpas, Sophie Leleu, François Fournier

Les pentes continentales créées pendant la déformation subissent des processus gravitaires variées s’enregistrant dans les dépôts sédimentaires et présentant des transformations diagénétiques précoces. Dans quelle mesure la dynamique sédimentaire des pentes continentales nous renseigne sur les processus géodynamiques de déformation de la lithosphère ? Dans quelle mesure les types de dépôts de pente et leur évolution diagénétique est importante pour i) la prédiction des réservoirs et des minéralisations associés à ces dépôts et pour ii) la prévention et la prise en compte des risques gravitaires et des aléas des mouvements de terrain ? Cette session vise à recevoir des contributions concernant la sédimentation dominée par les systèmes gravitaires en contexte tectonique de divergence ou de convergence, dans des environnements de dépôt aériens ou subaquatiques des pentes continentales, récents ou anciens, silicoclastiques ou carbonatés. Toutes les approches pourront trouver leur place au sein de cette session, sur tous les aspects de terrain et/ou de laboratoire, en utilisant des méthodes pétrographiques et diagénétiques avancées (e.g., cathodoluminescence, MEB …), géochimiques (e.g., mesure δ13C, δ18O …) ou géochronologiques (e.g., datation U-Pb par LA-ICP-MS…) ainsi que la modélisation analogique et numérique des objets ou des processus.

S9.2. Compréhension des systèmes fluides, géohazards et enjeux sociétaux

Coordination: Lies Loncke, Antonia Cattaneo, Vincent Riboulot

Les marges continentales et les bassins sont des domaines de genèse et de circulation des fluides (gaz, huile, eau) qui ont un rôle important dans la génération d’aléas (e.g. instabilité sédimentaire, tsunami, acidification des océans, réchauffement climatique). Cette session va s’atteler à identifier et comprendre les processus en lien avec les fluides de leur génération dans les sédiments à leur dispersion dans l’hydrosphère voire l’atmosphère en passant par leur impact sur les processus sédimentaires et leur possible stockage sous forme d’hydrates de gaz.

S9.3. Sédimentation et processus de transfert autour des îles volcaniques – des archives de leur évolution à l’évaluation des aléas

Coordination: Fabien Paquet, Benoît Caron, Elodie Lebas, Jean-Luc Le Pennec, Stéphan Jorry

La sédimentation autour des îles volcaniques enregistre l’évolution géologique – de l’apparition de l’activité sous-marine, de la phase d’émersion, jusqu’aux phases d’érosion/altération – de l’édifice. L’étude des séries sédimentaires de la pente insulaire et de la plaine abyssale permet de définir les grandes phases d’évolution de ces édifices, la survenue d’évènements ponctuels de grande ampleur (éruptions majeures, des déstabilisations et glissements gravitaires) et les interactions avec les variations environnementales (climat, circulations océaniques, …). L’identification, la caractérisation et la datation de ces évènements passés permettent ensuite de travailler sur leur paramètre, leur récurrence et sur l’évaluation de l’aléas volcanique, glissement ou tsunami. Les évènements récents en Indonésie, en Italie, à Mayotte et aux Tonga nous rappellent l’importance de la connaissance géologique de ces édifices volcaniques comme complément des actions de surveillance. Pour cette session, nous vous invitons à présenter les résultats de vos recherches portant sur, ou utilisant, l’étude des enregistrements sédimentaires autour des édifices volcaniques sous-marins et insulaires. Les présentations peuvent se focaliser sur l’amélioration de la connaissance de l’évolution de ces objets, sur les processus et objets sédimentaires spécifiques, sur l’étude d’évènements catastrophiques particuliers, sur la caractérisation mécanique des dépôts et leur instabilité potentielle, et sur l’apport des études de bassin au sens large dans l’évaluation de l’aléas et des risques. Les présentations à caractère méthodologique ou synthétique sont les bienvenues.

S9.4. Mantle@Mud

Coordination: Daniel Aslanian, François Guillocheau

Les cycles d’évolution de notre planète Terre, sa morphologie changeante, et les fluctuations océanographiques et climatiques que l’on y observe, sont intimement liés aux processus profonds, quelle que soit l’échelle de temps considérée. Ainsi l’évolution des espaces continental et océanique génère des modifications régionales qui sont fortement couplés à la dynamique atmosphérique et océanique et aux variations climatiques, passées ou à venir, qui en découlent. Appréhender notre planète Terre et modéliser son évolution passée et future passe donc par la compréhension de ce lien entre profond et surface, entre géosphère, biosphère, hydrosphère et atmosphère, et nécessite une approche inter- et transdisciplinaire, holistique. Dans ce système complexe, la place des sédiments est singulière à plus d’un titre : issus de l’érosion, ils sont le résultat de la combinaison des variations climatiques et des variations du relief. Transportés le plus généralement via le réseau fluvial jusqu’aux bassins océaniques profonds, ils permettent l’enregistrement des mouvements tectoniques et les variations environnementales sur le continent, celui de la formation des marges et des océans et de leurs mouvements associés et enfin de l’eustatisme. Nous proposons ici d’aborder le sédiment comme révélateur,tout à la fois compteur et conteur de cette géodynamique profonde.

S9.5. Session tecto-sédimentaire

Coordination: Philippe Razin, Eric Lasseur

Cette session de l'ASF est dédiée à la présentation des travaux de recherche concernant l'enregistrement des déformations tectoniques dans les séries sédimentaires. Il s'agit d'illustrer l'impact des déformations à la fois sur la géométrie des dépôts et sur la répartition des faciès à différentes échelles de temps et d'espace. Les présentations peuvent ainsi concerner des études locales à vocation thématique comme des synthèses régionales à l'échelle des bassins sédimentaires. L'accent pourra être mis sur les critères stratigraphiques et sédimentologiques permettant de caractériser l'amplitude, la longueur d'onde et la vitesse des déformations dans différents contextes géodynamiques et structuraux (rifts, marges passives / actives, bassins intracontinentaux, bassins à tectonique salifère, etc.). L'idée étant de rappeler dans quelle mesure la sédimentologie apporte des enseignements aussi précieux qu'incontournables pour l'interprétation des objets géologiques.

Th10. ENVIRONNEMENTS LITTORAUX

S10.1. Dynamiques littorale et côtière

Coordination: Mouncef Sedrati, France Floc'h, Imen Turki

La prévision des impacts du changement global sur les environnements côtiers reste un sujet de recherche essentiel en raison des difficultés à observer, comprendre et modéliser les processus physiques importants à diverses échelles spatiales et temporelles. La connaissance des modifications du littoral et des risques de submersion et d'érosion côtière qui y sont associés revêt une importance sociétale particulière pour les pays ayant un littoral étendu, comme la France, et ces risques devraient s'accroître avec le changement climatique futur. Cette session portera sur les études de la variabilité et la dynamique du domaine littoral-côtier d’un point de vue physique, géologique, sédimentaire et géomorphologique, en interaction avec l’environnement biologique et l’homme. Elle s’intéressera aux processus hydro-sédimentaires à haute-fréquence en temps modale comme en conditions extrêmes, à la morphodynamique des environnements littoraux et côtiers en réponse aux forçages anthropiques et naturels à différentes échelles spatio-temporelles, questionnant la compréhension de la résilience des systèmes littoraux et côtiers.  Dans cette session, nous désirons couvrir, le plus large possible, des travaux menés sur les systèmes littoraux et côtiers menés par suivis in-situ, étudiés par modélisation physique et numérique et par couplage approche numérique et multi-capteurs.

S10.2. Les sédiments littoraux et sublittoraux : sources, stocks, transport et morphologies de dépôt

Coordination: Anne Murat, Pierre Weill, Thierry Garlan, Gwendoline Grégoire

A l’interface terre-mer, la frange littorale est sujette à un équilibre fragile entretenu par les interactions entre les agents hydrodynamiques, biologiques et anthropiques. Le changement climatique annoncé augmente leur vulnérabilité. La connaissance des stocks sédimentaires, de leurs sources, de leur transport et des processus d'échanges entre les domaines littoraux et sublittoraux sont des éléments fondamentaux pour comprendre le fonctionnement morphodynamique de la bande littorale. Les contributions attendues concernent davantage les travaux portants sur l’évolution des sédiments meubles, le long des littoraux avec des approches analytiques (marqueurs sédimentologiques, géochimiques, biologiques…), des mesures de terrain in-situ ou des modélisations numériques et analogiques.

S10.3. Les événements extrêmes et les aléas des milieux côtiers-estuariens dans un contexte de changement climatique

Coordination: Imen turki, Julien Deloffre

Erosion côtière, submersion marine, inondations, recul de falaise, glissements et éboulement de terrain… Les dernières années ont été particulièrement touchée par les événements extrêmes météorologiques de tempêtes, crues, pluies torrentielles, dépressions atmosphériques. Le changement climatique vient exacerber les événements extrêmes en termes d’intensité et de fréquence. C’est ce qu’affirme le rapport du GIEC (Groupe I d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publié en août 2021. Pour mieux comprendre le lien entre les événements extrêmes et le changement climatique, ainsi que leur niveau de prévisibilité, une étude détaillée de leur évolution multi-échelle et leurs impacts sur les systèmes naturels sédimentaires   est nécessaire. Dans ce contexte, cette session s’intéresse à la dynamique de ces évènements extrêmes naturels en lien avec le changement global du climat en se basant sur leur évolution temporelle et les aléas, éventuellement engendrés sur les systèmes d’interfaces terre-mer (estuaires et littoraux) ainsi que les systèmes continentaux. Cette session couvrira, le plus large possible, des travaux menés en se basant sur différentes approches : suivis in-situ, multi-capteurs, modélisation physique et numérique.

S10.4. Apports de la géophysique pour la reconstitution des corps sédimentaires côtiers, littoraux, estuariens et fluviatiles

Coordination: Bernadette Tessier, Pierre Weil, Léo Pancrazzi, Nicolas Robin, Jean-Yves Reynaud

L’ architecture des corps sédimentaires, du domaine côtier au domaine fluviatile, reflète la dynamique sédimentaire du milieu, selon une large gamme d’échelles de temps, allant du processus élémentaire (courant, houle, vent) jusqu’aux contrôles eustatiques et tectoniques, en passant par les variations saisonnières et climatiques. L’imagerie géophysique haute résolution de subsurface (sismique, géoradar, tomographie électrique, …) permet de reconstituer ces architectures, avec des pénétrations et des résolutions suffisantes pour décrypter la combinaison des forçages et l’emboîtement des échelles de temps associées.  Cette session vise à présenter les avancées récentes utilisant ces outils, seuls ou en combinaison avec des approches plus classiques reposant sur l’étude directe des corps sédimentaires à l’affleurement ou en carottage (datations, paléoenvironnements, traçage des sources,…) et/ou sur le suivi de leur dynamique (levés HR topographiques / bathymétriques, …).

S11. Environnements sedimentaires et activités anthropiques: ports durables, sédiments de dragage, extractions de granulats marins, et énergies marines renouvelables

Coordination: Laure Simplet, David Menier

 

Le transport maritime et plus largement les activités humaines en mer et sur terre génèrent des pollutions et nuisances sur le milieu marin et le littoral qu’il s’agit de maîtriser : rejets issus des activités présentes sur le bassin-versant, rejets liés aux activités maritimes et portuaires (dragages, car nages, trafic maritime…), pollutions accidentelles, perturbations des habitats... L’objectif de cette session est de présenter différentes actions, à l'image de celles menées par le Cerema ou l'Ifremer, dans le cadre de ses missions d’appui à la mise en œuvre des politiques publiques environnementales à l’échelle des zones portuaires et côtières. Les experts des différentes filières pourront présenter : 1) la transition écologique des activités et les actions de réduction des pollutions/impacts (e.g. opérations de verdissement des ports, diagnostics environnementaux des zones portuaires) ; 2) le suivi de la qualité des sédiments (portuaires ou autres) ou encore le suivi des effets et des mesures ERC (évitement, réduction, compensation) des activités (extraction des granulats, développement des EMR) ; 3) les usages bénéfiques des sédiments de dragage et l’économie circulaire (valorisation des sédiments de dragage à terre et en mer) ; et 4) les recommandations européennes et internationales, les évolutions de cadre réglementaire, recommandations techniques, perspectives d’évolution et prise en compte de ces activités dans les directives européennes …

 

S12. La science collaborative et participative : la co-construction des connaissances.

Coordination: Agnès Baltzer, Elsa Cariou, Christophe Piscart, Alexandra Langlais

Dans le contexte actuel de la transition écologique et économique des communautés soumises à de nouveaux risques, établir un échange des savoirs entre les universitaires, les différents acteurs de la gestion des territoires et le grand public est véritablement indispensable. En effet, ce transfert de connaissances doit s’établir dans les deux sens, pour intégrer la complexité des enjeux et des aléas et donc mieux estimer le(s) risque(s) et envisager des solutions pertinentes et acceptables. La science collaborative et participative prend ici tout son sens, car elle permet non seulement d’impliquer les habitants des territoires dans une dynamique d’action d’observation et de recherche (participatif) mais également dans une mise en commun et une transmission de leurs propres savoirs (collaboratifs) pour mieux comprendre, évaluer et s’adapter à l’évolution de leurs environnements. En parallèle, ces collaborations permettent aux scientifiques d’établir des réseaux d’observations locaux à haute fréquence d’acquisition de données, et facilitent l’échange d’informations connexes importantes, permettant d’accéder à un niveau d’analyse supérieur, plus intégré. Cette session est l’occasion de réunir les différentes expériences scientifiques collaboratives qui se développent actuellement et de montrer leurs succès et leurs limites.

S13. Session ouverte

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